Dans les yeux de mon amour

Ce qui m’a séduit tout d’abord chez elle, c’était ses yeux. Je ne croyais pas à l’amour, mais la première fois que j’ai regardé dans ses magnifiques yeux verts, j’ai su que c’était elle, que c’était eux. J’adorais voir mon reflet dans ces yeux-là, chercher au fond d’eux son âme et voir que j’y avais une place. C’était un peu stupide, mais j’avais même écrit des poèmes: « Il y a tellement de vie et d’amour dans tes yeux… ». J’adorais la façon dont la lumière dansait en eux, comment s’imaginer ne plus être capable de les regarder avec un air rêveur? Maintenant, si je pouvais juste trouver une boîte aussi belle que ses yeux, je pourrais arrêter de les transporter dans ma poche.

Melissa

La peur de te perdre

Où vais-je ?
Où suis-je ?
Perdu dans ce monde qui, si on ouvre les yeux, n’est pas si petit.
Seule la distance nous sépare, cette même distance qui me détruit peu à peu.
J’ai tant besoin de toi, de ton amour, de nos regards, de tes joies comme de tes peines.
Tu es entrée dans ma vie par hasard, et je te prie d’y rester par amour.
En regardant cet horizon qui nous entoure, en regardant ces personnes qui à mes yeux ne peuvent t’égaler. En regardant ces personnes qui d’une simple phrase peuvent nous effacer.
Désormais j’ai peur, peur de ce monde qui pourrait nous offrir bien plus qu’il ne nous enlève.
Désormais j’ai peur, peur d’un jour devoir devenir comme eux pour toi, de n’être qu’un simple visage, un simple fantôme.
Désormais j’ai peur, peur d’un jour te perdre et me dire que je ne pourrais te revoir. Car je me dis que sans tes baisers qui sont un motif pour aller de l’avant, et bien je ne serais qu’une simple personne qui vit pour mourir.
Me regardant chaque matin dans la glace, je me rends compte que ma vie ne vaut pas plus que celle du voisin. C’est toi qui me rend spécial, c’est toi qui me fais vivre chacun des plus beaux moments de ma vie.
Dire qu’en une simple phrase je pourrais tout gâcher.
Dire qu’en un simple mot je pourrais tout détruire.
Car tu es entrée dans ma vie par hasard, et je te prie d’y rester par amour…

Lorenzo

Liberté de courte durée

Ils l’attendent depuis leur arrivée à l’école, la pause. Ce sentiment de liberté et d’évasion.
Tous les jours, c’est la même routine: une minute avant la fin du cours, tous les élèves se dépêchent de ranger leurs affaires et s’empressent de franchir la porte de la classe dès la sonnerie.
Cependant, certaines récréations notamment en hiver sont déplorables: les batailles de boule de neige interdites, les températures glaciales et la pluie, ne sont pas toujours agréables. L’été, paraît semblable à l’hiver: s’amuser avec les jets d’eau (chose interdite évidemment), les grosses chaleurs et l’envie de se jeter dans une piscine n’offrent pas une perspective très réjouissante.
Mais malgré cela, la pause reste quand même un des meilleurs moments de la journée. Les élèves s’en réjouissent pour manger, certains pour jouer et d’autres pour simplement se retrouver et discuter.

Nora et Eva

Un jour peut-être

Un jour, peut-être, découvrirons-nous que la vie quotidienne n’est qu’une paroi derrière laquelle se cache la vraie vérité ; la vie de tous les jours est, on pourrait penser, lassante et identique chaque jour, chaque mois ou même chaque année. Mais est-elle vraiment aussi pareille que hier et avant-hier ? « Bien sûr ! » diraient certains. Moi je pense qu’ils ont tort. Faisons-nous les mêmes gestes répétés, chaque fois ? Non dis-je; nous ne sommes pas des robots.

Soyons optimistes et marchons vers l’avant dans notre vie – pas si – quotidienne.

Loïs

Jugement

Si je lui dis, elle ne va pas me comprendre, mais si elle l’apprend par quelqu’un d’autre, elle ne me….
C’est ainsi que mon rêve s’achève lorsque mon réveil sonne.
Je réfléchis devant mon armoire pour trouver comment m’habiller, même si je sais pertinemment que tout le monde va me critiquer.
Je pars de la maison à contre-cœur, la boule au ventre.
J’arrive dans cette cour pleine de jugements, je baisse la tête, encaissant les moqueries de ces enfants inhumains. Pourvu que mes cheveux la cachent. Je suis malheureusement cinq minutes en avance. Ces minutes de solitude ont signé mon arrêt de mort.
Oh non! Je vois Auguste arriver vers moi, c’est le début d’une mauvaise journée. Il me salue en me traitant de “nappe de bistrot“ et se redirige vers sa bande d’abrutis.
Les cours commencent et comme d’habitude, les profs ne remarquent pas ces boulettes de papier et ces chuchotements incessants.
La sonnerie retentit. C’est midi. Comme à chaque fois, je me cache dans les toilettes pendant dix minutes pour ne croiser personne sur le chemin.

Allez! Il faut que j’en parle à ma mère.
Tout ça pour une tache de vin…

Estelle et Juliana

Le Choix

La sonnerie retentit. Je sors de la classe, car ma période de cours dans celle-ci est terminée. Comme je le fais très exactement dix fois par semaine. Une étape toujours renouvelée, dont on se réjouit souvent.
Durant la onzième année d’école, on est en droit de se demander ce qui va se passer après la dernière sonnerie, de la dernière heure de cours, du dernier jour.
Gymnase ? Apprentissage ? Ou une des dizaines d’autres possibilités ? Toutes ces possibilités donnent lieu à un choix, qui se trouve être des plus effrayants. C’est le destin de tout un chacun. Des présidents aux mafieux, ils sont tous passés par ce moment important de la vie.
Ce moment qui fait peur. Ce moment qui nous définit. Ce moment qui permet à certains de nous trier, de nous classer, de nous sélectionner. Ce moment que l’on désigne parfois comme la décision la plus importante de notre vie. On espère que ce moment va passer tout seul, mais en réalité, il faut prendre sur nous. On doit décider, faire face à ce choix, affronter son destin ou le provoquer, en quelque sorte.
Et c’est effrayant.

Xavier

OMG! On aime la gêne

Beaucoup de gens, quand ils sont gênés rigolent ou sourient nerveusement. Ce n’est pas mon cas. Une de mes réactions est d’éviter du regard la personne qui me gêne. Je suis quelqu’un qui cligne très fréquemment des yeux, lorsque je suis gêné ce clignement s’accélère. Malheureusement, au jour d’aujourd’hui, beaucoup de gens l’ont remarqué.

Pierre

Lorsque je suis gêné ou que je mens, je me mordille les lèvres. J’essaye de cacher ce tic par un clignement d’oeil volontaire. Grâce à cela j’espère qu’on ne remarque pas mon tic.

Darin

Bientôt l’hiver

On arrive à la fin de l’été mais on pense déjà au froid de l’hiver…

Les matins d’école seront tous les mêmes. Dès que nous nous réveillerons, nous regarderons par la fenêtre s’il neige, nous serons parfois déçus.

Nous enfilerons nos meilleures bottes pour traîner dans la neige fraîche.
Nous mettrons une grosse veste et une belle écharpe.
Réchauffés dans la salle de classe, près du radiateur, nous écouterons les cours à n’en plus finir, impatients de rentrer chez nous pour boire un chocolat chaud.
En attendant le retour de l’été, nous resterons assis, devant la cheminée, à contempler l’hiver qui s’en ira comme le chant des oiseaux au début de l’automne…

Anisha et Maela

La Peur a huit pattes

Etrangement, les araignées me font peur. J’irais presque à dire que c’est l’animal du diable. Qu’elles aient de longues pattes ou qu’elles soient grandes et poilues, elles ont un pouvoir si fort sur moi que les frissons deviennent des cauchemars.
Cette peur qui me dit qu’elle se trouve sur l’interrupteur à côté de moi, dans le noir. Ou juste au-dessus quand je me réveille. Je sais bien qu’il n’y en aura pas, mais je n’ose pas ouvrir les yeux.
Et même si j’essaie de me faire une raison, la peur me rattrape…

Théo