Trop petit pour comprendre

Une route, humide, de la pluie de la veille. Vos parents sont à l’avant de la voiture. Vous êtes très jeune, si jeune que vous êtes dans un siège bébé à l’arrière. Vos parents vous aiment et ils s’aiment. Mais comme tous parents, parfois ils se disputent. Vous les regardez buvant leurs cris, sans les comprendre. Vos yeux sont attirés par un rayon de coucher de soleil à travers la fenêtre. Des gouttes d’eau font la course sur la vitre, vous souriez ! Quand un arbre s’approche très rapidement de la voiture qui dérape. La voiture est poussée hors de la route et tombe dans un fossé boueux. Vous ne comprenez pas. La voiture est retournée. Votre père est inconscient, à l’envers et un liquide rouge coule de son front et de sa bouche. Il a les yeux ouverts, mais vides. Vous entendez votre mère pleurer, ses jambes sont coincées et un tronc lui écrase les côtes. Vous la regardez crier sans la comprendre. Vous n’êtes que légèrement sonné. Il faut dire que votre siège est très sécurisé. Les bras maternels essayent vainement de vous attraper. Des petits claquements de moteur se font entendre, alors qu’un nuage sombre entre dans la voiture. Une chaleur insupportable ainsi que de la boue et de l’eau s’infiltre dans la voiture. La vitre à côté de vous est brisée et la pluie commence à retomber. Votre corps est divisé par les températures. Maman hurle, de l’essence coule sur ses jambes et glisse jusqu’à son front, alors que les vêtements de papa prennent doucement feu. Une odeur de cuir brulé envahit la voiture. Votre mère vous parle d’une voix cassée par les larmes. Pendant ce temps, votre père se transforme petit à petit en cendres. Alors vous commencez à pleurer, car c’est la seule solution pour exprimer vos émotions. Votre mère vous regarde une dernière fois avec tendresse, amour et beaucoup d’émotions pour vous dire adieu et se met à hurler car les flammes l’envahissent aussi, mais vous ne comprenez pas. Elle hurle de douleur et son dernier souffle vient se poser sur votre joue. Condamné à regarder ce spectacle terrifiant, car vous êtes solidement attaché à votre siège, vous pleurez de plus en plus fort. Les flammes arrivent vers vous mais vous êtes trop petit pour comprendre.

Melissa

21 grammes

Nous, qui n’avons pas donné le maximum
Nous, qui n’avons pas fait le classique
Nous, de parfaites photocopies, convaincues d’être spéciales
Et il n’y a pas d’étoiles
Mais nous restons quand même éveillés
Avec plus d’encre sous la peau
Que sur le chéquier
Car nous, qui au milieu de ces vipères
Pouvons vivre ensemble désormais
Eux et leurs œillères
Vous avec votre protège-dents
Et vos leçons de vie
Marquez-nous absents
Ils ont dissous nos certitudes au fond d’un verre
Maintenant j’ai plus de glace dans le cœur que dans un Jack Daniel’s
Des cœurs mécaniques pour nous, les sociopathes
Vies pourries, des parcs à thème unique
Aimons-nous, perdons-nous, ils mèneront leur enquête
Jusqu’à ce que nos larmes ne rompent leurs digues
Serrons-nous, des garrots
Nous sommes léthargiques, nous sommes des chrysalides
Nous sommes romantiques, nous sommes des sadiques
Si le monde est malade nous attendons les analyses
Plus pourris, plus fragiles
Avant le lever du Soleil, libérons-nous du froid
Couvrons-nous d’insultes
Il n’y a pas d’étoiles
Mais nous sommes quand même éveillés
Avec plus d’encre sous la peau
Que sur le chéquier
Car nous, qui au milieu de ces vipères
Pouvons vivre ensemble désormais
J’ai consommé 21 grammes de bonheur
Pour notre usage personnel
Pour m’évader d’ici
Sans aucune limite
Sans aucun bleu
Un peu plus libre
J’ai consommé 21 grammes de bonheur
Pour rêver éveillé comme il y a des années
À l’époque où même s’il n’y avait rien, la moitié suffisait
21 grammes de bonheur
Nous sommes l’effet collatéral
D’une vie mal coupée
Je regarde les plaies qu’ils nous ont laissées
Pour ensuite les recoudre
Avec une aiguille et du barbelé
21 grammes de bonheur.

Fedez

La Poupée

Chapitre 3

Les jours suivants, c’est toujours pareil: je mets Anna à un endroit et quand je reviens elle est toujours déplacée . Alors je crie : « Maman! Maman! » et là, ma maman arrive « Oui? » Je lui demande si elle touche des fois à Anna et elle me dit que non. Alors je demande à Bella, ma soeur, et toujours la même réponse: « Non ».
Alors je réfléchis. Pourquoi pas appeler un spécialiste, pour voir ce qui va pas? C’est ce que je fais. Le monsieur vient. Arrivé sur place, il inspecte les lieux et il n’y a rien de paranormal. Mais quand il entre dans ma chambre et qu’il voit ma poupée, il reste planté net. il la regarde et nous dit: « Enfermez-la le plus vite possible ». Puis il jette des sortes de cendres dans l’armoire et dit des paroles très catholiques. Il ferme à clé et nous explique que ma poupée est hantée par le diable et qu’elle peut nous tuer. Le soir, je dors quand soudain j’entends: « Morgane, Morgane ». J’allume la lumière et là c’est l’horreur: Anna est devant moi.

Morgane

La suite

On ne sait pas ce qu’on deviendra dans l’avenir, personne ne le sait.
Est-ce que je vais passer mon année ou pas? Je ne le sais pas. Mais je ne vais pas attendre que quelqu’un me le dise, je vais tout faire pour la passer. Je pense qu’il faut toujours penser comme cela. Si ça se trouve, mon avenir ne sera pas comme je le pense, sûrement qu’il sera plus intéressant ou moins intéressant que je ne me l’imagine. Je suppose qu’il ne faut pas trop se poser ces questions et passer du bon temps dans le présent, même si c’est pas toujours facile. Trop rêver nous empêche de nous concentrer sur nos projets actuels. Il faut savoir regarder les étoiles tout en gardant bien les pieds sur terre. Alors faites tout pour que votre avenir et vos projets soient les plus captivants et impérissables. En tout cas je ferai tout pour avoir un avenir des plus exaltants.

Félix

La grande expérience

Le stage donne la possibilité aux adolescents de découvrir le métier qu’ils veulent faire plus tard. Je vais vous raconter le stage que j’ai fait pendant trois mois dans un cabinet dentaire en tant qu’assistant de bureau. Pour moi, ce stage était plus qu’un stage. C’est à dire que la durée était assez longue et c’était une grosse expérience. J’ai bien aimé le travail que je faisais car j’étais motivé. Les tâches que j’ai aimées pendant le travail c’était communiquer avec les travailleurs et vérifier les dossiers. A la fin, le patron et les employés m’ont donné un rapport de stage où ils expliquent comment s’est passé le stage. Le rapport n’était pas mal, à mon avis. Je suis fier de moi.

Narek

Paradis

L’hiver c’est pour moi le paradis, il fait tout blanc dehors et on peut faire des sports différents de l’été. Moi je fais du snowboard. Tous les week-end, je pars à la montagne pour descendre des pistes à toute vitesse ou m’en éloigner et partir dans la poudreuse. Quand je glisse sur cette neige profonde, j’ai l’impression de flotter sur un nuage. On peut faire des sauts énormes sans se faire mal. Parfois, quand je glisse sur cette neige, j’oublie tout autour de moi et je profite, je profite de ce paysage blanc avec quelques arbres. Personne autour de soi, le seul bruit que l’on entend c’est le frottement de la neige contre la planche, c’est calme, j’ai l’impression de rêver.

Victor

La table d’en face

J’aimerais écrire sur cette vie bientôt finie.
J’aimerais écrire sur ce monde qui va mal.
J’aimerais écrire sur la table d’en face qui est vide.
Pouvoir vous écrire ce que vous avez envie de lire.
Mais comment savoir ce que vous avez envie de lire?
J’aimerais parler de toi, de moi et un peu de nous.
J’aimerais parler de lui, de elle tout en parlant de nous.
Nous qui ne sommes que des pions dans cette partie d’échec.
Nous qui ne sommes que touché par ces chiffres qui finissent par nous couler.
Je vis chaque aujourd’hui comme si demain n’était qu’un mot.
Car je sais que chaque demain je risque de te perdre.
Et j’ai peur en regardant cette vie nous écrire en attendant que la mort nous efface.
J’écris sans m’arrêter en espérant qu’un jour tu puisses lire mes mots tout en lisant mon coeur qui désormais t’appartient.
Et je prie pour que tu ne laisses pas tomber mon coeur qui, à ce moment, se brisera.
Je te regarde tout en regardant la table d’en face qui elle est vide comme mon coeur une fois que tu seras partie.

Lorenzo

Ecouter

Les écouteurs donnent la possibilité d’écouter de la musique et de regarder les vidéos qu’on veut.  Si on ne veut pas que les autres entendent ce qu’on écoute ou qu’eux ne veulent pas juste écouter, on met ses écouteurs. Personnellement je les aime bien car quand je les mets, je rentre un peu dans mon monde personnel. En écoutant, je réfléchis à différentes choses. Je trouve que les écouteurs sont importants de nos jours et je n’imagine pas une semaine sans eux.

Narek

Le même jour

Car hier est une page tournée
Car aujourd’hui est une page ancrée
Car demain sera une page brulée

J’écris, encore et encore en remarquant que tu en as écrit bien plus dans mon coeur que j’en ai écrit dans ce livre, mon coeur est désormais ancré et ne peut pas s’effacer.
Car aujourd’hui est bientôt fini, la page est bientôt tournée.
Je pleure, pensant à toutes ces lignes raturées qui sont désormais irrécupérables.

Car hier, aujourd’hui et demain sont le même jour, je ne réfléchis plus mais j’avance en espérant atteindre un point et non me retrouver comme ce simple point dans une carte, dans un ventre, dans une phrase.
J’ai passé ma journée avec toi et je prie pour que ce jour ne devienne pas qu’un hier oublié.
J’ai peur que demain ne soit qu’un futur hier, trop vite passé, trop vite effacé.
Alors que le soleil n’est qu’un souvenir et la lune une habitude, je me pose en regardant la vie défiler et comprends que peu importe hier, aujourd’hui ou demain car ils ne sont qu’un seul et même jour.

Lorenzo