Journal d’un jeune en semi-quarantaine (avec contrainte d’écriture)

« Tu vas raconter l’un des repas que tu vas faire demain. Tu fais une comparaison entre les aliments et … un champ de bataille. »

Aujourd’hui, nous avons cuisiné un plat délicieux ; c’était un steack de boeuf accompagné de purée de pomme de terre et de petits pois et carottes ainsi que d’une salade tomate mozarella sur filet d’huile d’olives.

En regardant de plus près, on peut constater que pas tout le monde mange de la même manière. Il y a ceux qui mangent très proprement et qui finissent leur assiette complètement. Il y a ceux qui ne touchent pas à leur assiette alors qu’ils avaient très faim ! Il y a ceux qui dégustent toujours leur entrée alors que les autres sont au dessert. Il y a ceux qui n’utilisent pas les bons ustensiles pour se nourrir et qui essaient de déguster leur soupe avec une fourchette. Et enfin, il y a ceux qui étalent leur nourriture sur toute l’assiette, ce qui donne une impression de champ de bataille. Là vous êtes en train de vous dire que je parle d’un bébé qui teste l’utilité d’une cuillère et d’une fourchette,…mais non il y a bel et bien des gens qui ne savent pas manger. Dans notre exemple, à la fin du repas on avait tous très bien mangé, mais pas tous de la même manière… Chez certains, on aurait dit que les petits pois disséminés dans toute l’assiette étaient des soldats essayant de se camoufler, que la purée était une plage tellement il y en avait tout autour de l’assiette, que les flaques d’huile d’olive étaient une mer sur laquelle flottaient des bateaux de mozarella et que les carottes étaient des canons prêts à faire feu sur les tomates hostiles. Voilà à quoi ressemblait l’assiette de ma sœur à la fin du conflit. On aurait donc pu dire qu’elle avait bien mangé mais en fait, la moitié de la nourriture était encore sur son assiette prête à en découdre.

Alexandre

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