1876

En 1876, à Houston, Texas.
Tard dans la nuit, quelqu’un marchait dans une petite ruelle mal fréquentée. La personne se dirigeait vers la maison des Cubish.
Le père Cubish était le shérif d’une sombre affaire. Cette famille était l’une des familles les plus riches du Texas. La femme du shérif était femme au foyer, elle s’occupait de ses deux enfants. Leur plus jeune enfant, une petite fille, avait cinq ans. Son frère quant à lui, était âgé de neuf ans. Les deux enfants adoraient jouer à cache-cache, ils se cachaient dans toute la maison matin, midi et soir.
Le vendredi 25 août vers 20h, l’assassin rentra dans la demeure. Il attrapa la femme Cubish par le cou et l’étrangla jusqu’à ce que son corps ne soit plus qu’un pantin inanimé. Il se dirigea vers le père et l’éventra d’un coup de poignard. Il vérifia toutes les pièces puis se dirigea vers l’étage.

– Cindy, cache-toi, j’ai entendu des bruits bizarres.
– D’accord, Tom.

L’assassin rentra dans la chambre des enfants, il vit le jeune garçon sur le point d’en sortir, s’approcha de lui et l’égorgea avec le même couteau qui avait servi à éventrer son père. Le sang de son frère gicla à travers la pièce et Cindy, cachée dans l’armoire entre-ouverte reçut le sang de son frère sur sa robe blanche. La tête de la petite fille tournait, tournait et soudain, elle s’évanouit.

Benoît Marina et Erjon

Dans la peau

Ce matin, je suis au marché en train de choisir mes légumes.

Bonjour!
Bonjour, dit le marchand.
J’aimerais des tomates, des carottes, une aubergine et du pain s’il vous plait.
Ça vous fera 16.20 frs.
Je vous donne ça tout de suite.

Je cherche dans mon sac à main en dentelle mais dans mon porte-monnaie il n’y a rien. Mon mari ne m’a pas donné d’argent pour les courses.

Excusez-moi mais je n’ai pas d’argent, je reviendrai plus tard.

Je décide donc de partir. J’en ai marre de ne pas être indépendante, toujours avoir mon mari sur le dos. Je sens une larme perler sur ma joue puis une autre et encore une autre. Il faut que tout ça change sinon je vais devenir folle.

Marina et Benoît

Le masque

Chaque personne porte un masque, ne montre qu’une facette d’elle. C’est sa façade qui lui permet d’éviter les questions, un sourire qui sonne plus vrai que jamais. Une bonne humeur artificielle, pour cacher un malheur réel, un élan de folie, pour cacher un véritable ennui. Son arrogance, pour dissimuler ce manque de confiance. De la rage, pour essayer de tourner la page.

Benoît

Visite au musée d’ethnographie

Jeudi dernier nous nous sommes rendus au musée de l’Ethnographie à Genève pour parler de la mort. On est arrivé, on a posé nos affaires, puis on nous a présenté un guide pour nous suivre et nous expliquer comment les différentes personnes des différents continents vivaient la mort. Ils nous a expliqué que dans certains pays, quand les guerriers en tuaient d’autres, ils leur prenaient la tête, et en faisait une réduite (une tête réduite). C’était intéressant, et maintenant on sait comment on fait pour faire une tête réduite en collier ! Pour plus d’informations, adressez-vous à moi pour le thème de « Comment faire des têtes réduites »… Après, nous avons eu un quart d’heure libre pour visiter un peu le musée selon ce qu’on voulait voir. On a trouvé une salle avec des rideaux, et ils diffusent là-bas une musique bizarre, stressante. Nous avons donc commencé à danser sur le rythme. Il y avait une toile, et de l’autre côté de cette toile, dans le musée, on nous voyait danser. On a bien rigolé. Puis nous sommes rentrés en train chez nous !

Benoît

Jules

Jules possédait une petite boîte, il avait cette boîte depuis ses onze ans. C’était sa version à lui de la boîte de Pandore, l’ouvrir pourrait ravager son monde… ou du moins son lycée. Il avait de quoi faire tomber les plus hauts. Il savait que des tas de gens seraient heureux de les voir chuter. Depuis ses onze ans, il prenait soin de rédiger chaque horreur que commettaient ses ennemis.
Des horreurs restées secrètes étaient sur le point d’être révélées. C’était le moment d’agir, cinq ans à supporter ces imbéciles… C’est pour ça que Jules a pris sa fameuse boîte et l’a ouverte. Elle contenait six lettres; sur l’une il avait écrit: « 26 septembre, Mia et Cassandra ont fait la misère à Flint aujourd’hui… elles ont détrempé ses affaires, détruit ses chaussures et l’ont poussé dans le canal. » Sur une autre; « Mia et Fred ont ridiculisé Christophe aujourd’hui, 27 septembre 2046, ils l’ont poussé et frappé une fois qu’il était à terre, ils ont écrit des insultes sur sa place et l’ont suivi jusqu’à chez lui. » Il avait assez attendu, il devait mettre les lettres dans son sac et aller en cours pour les donner au principal.

Benoît

La page arrachée

sont venus à la maison. Je suis caché dans mon armoire, une lampe-torche à la main, je suis mort de peur. J’entends maman hurler, il faut que j’aille la voir, je serai vite de retour.

20 août
C’était bizarre; maman pleurait, assise sur le sol du salon. Elle m’a tendu une étoile et m’a dit de l’épingler à ma chemise. Elle s’est remise à pleurer et m’a renvoyé dans ma chambre. J’ai peur, je crois qu’il y a quelque chose d’anormal.

22 août
Cher journal, ça fait deux jours que je ne t’ai pas écrit. Maman et moi étions très occupés, nous avons commencé à creuser un trou dans le mur derrière l’armoire. Elle dit qu’il y aura peut-être des hommes qui reviendront à la maison, si ça arrive je devrais m’y cacher. Et que si maman partait avec ces hommes je ne devrais pas m’en faire, elle reviendrait vite.

23 août
Aujourd’hui des hommes sont venus à la maison alors j’ai couru me cacher derrière l’armoire, j’y suis encore même s’ils sont partis. Je vais sortir, je te donnerai des nouvelles.

23 août
Maman m’a dit qu’on avait gagné un voyage à Auschwitz et que le transport en train serait gratuit! Je vais …

Benoît

La page arrachée

sont venus à la maison. Je suis caché dans mon armoire, une lampe-torche à la main, je suis mort de peur. J’entends maman hurler, il faut que j’aille la voir, je serai vite de retour.

20 août
C’était bizarre; maman pleurait, assise sur le sol du salon. Elle m’a tendu une étoile et m’a dit de l’épingler à ma chemise. Elle s’est remise à pleurer et m’a renvoyé dans ma chambre. J’ai peur, je crois qu’il y a quelque chose d’anormal.

22 août
Cher journal, ça fait deux jours que je ne t’ai pas écrit. Maman et moi étions très occupés, nous avons commencé à creuser un trou dans le mur derrière l’armoire. Elle dit qu’il y aura peut-être des hommes qui reviendront à la maison, si ça arrive je devrais m’y cacher. Et que si maman partait avec ces hommes je ne devrais pas m’en faire, elle reviendrait vite.

23 août
Aujourd’hui des hommes sont venus à la maison alors j’ai couru me cacher derrière l’armoire, j’y suis encore même s’ils sont partis. Je vais sortir, je te donnerai des nouvelles.

23 août
Maman m’a dit qu’on avait gagné un voyage à Auschwitz et que le transport en train serait gratuit! Je vais …

Benoît

Florent

Florent a quinze ans aujourd’hui mais personne ne lui souhaitera un joyeux anniversaire car pour toute famille, il n’a que les éducateurs. Ses parents sont morts dans un naufrage pour l’anniversaire des douze ans de son grand frère. Il est rejeté à l’école et disputé au foyer. Il se cache derrière un masque, une personnalité montée de toute pièce qui lui permet d’éviter les questions. Le soir il s’enferme dans sa chambre pour y lire des livres. Mais ce soir, il s’en ira, il n’a plus la force de rester…

Benoît

Christophe

Christophe, Christophe pour le célèbre Colomb foulant le sol de l’Amérique fier et heureux. Mais le sol que Christophe foule c’est celui du préau, honteux et désespéré. Colomb découvrant l’Amérique et une nouvelle culture, Christophe découvrant sa place recouverte d’insultes. Colomb rentrant sous les acclamations de la foule, félicité par le roi, Christophe rentrant sous les insultes de ses camarades.

Benoît

Béatrice

Béatrice est assise en pleurant, les assiettes brisées l’entourent, ses parents crient, son petit frère saigne. Elle regarde ses bras qui témoignent de sa souffrance, ses yeux de sa peine, ces taches bleues de sa douleur. Elle entend un bruit sourd, elle s’approche et trouve sa mère immobile sur le sol, son père à ses côtés…

Benoît