La forêt

Elle laisse filtrer des rayons de lumière
Pour montrer d’immenses bruyères.
Ça ne fait que fleurir,
Fleurir, de magnifiques sourires.

Sur des chemins tortueux
Qui sont très vieux,
Reposent des cailloux
Qui blessent nos genoux.

Et de belles feuilles,
Mangées par des écureuils
Qui nous font des clins d’œil.

Des branches qui frissonnaient,
Nous faisaient un escalier,
Pour monter au sommet.

Louis Bury

Journal d’un jeune en quarantaine

Jour 1

Début de la première semaine de quarantaine, à la maison on fait la grasse matinée. On ne fait rien de la journée. Mais quand on va au magasin et qu’on voit certain rayon vide on se demande si on n’est pas en train de revivre la 2ème  guerre mondiale. On pense qu’on est en vacances car on ne reçoit pas les mails des profs qui nous obligent à travailler.

Louis

Comparable

Mon lit c’est comme un nid, il est douillet.

Mon vélo c’est comme mon bébé, je le berce .

Ma chambre c’est comme mon refuge, je me sens en protection.

Les jeux de rôle sont comme une deuxième vie, c’est nous le maître de l’histoire

La vie c’est comme un frisbee, ça part en vrille.

Mes chats sont comme des boules de poils

La fondue c’est comme l’amitié, ça se partage.

Louis

Le Mont

Sur ma photo, vous ne le voyez pas, vous ne le ressentez pas et pourtant les oiseaux chantent, la bise passe sur les feuilles de l’arbre. Là-bas, il y a une route qui monte, qui tourne à droite puis à gauche. Si on tourne à droite il y a l’école, si on tourne à gauche, il y a la poste mais on ne la voit pas parce qu’il y a un buisson devant. Si on regarde tout droit il y a un cimetière, derrière le cimetière il y a une maison entourée d’une haie.

Louis

La Dent

Je vais chez le dentiste la boule au ventre, je stresse car il va m’arracher une dent. J’arrive dans la salle d’attente, le dentiste dit mon nom et je vais m’assoir sur la chaise. Je le vois qui prépare ses instruments pour arracher ma dent. Il arrive avec une seringue, il me la plante une fois dans le palais et une fois dans la gencive, ça fait mal, j’ai les larmes au yeux puis je ne sens plus rien, alors le dentiste prend sa pince qui fait « klac klac » et me prend la dent en tirant tout doucement pour me la retirer, ça fait mal. Je sens le sang dans ma bouche, je mets ma langue dessus et puis j’entends le dentiste dire  « Et voila, c’est fait, un petit cadeau de la petite souris ». Je suis un peu rassuré, puis nous repartons avec mon père chez moi. Trois jours après, je vais chez l’orthodontiste et le médecin me dit que le dentiste s’est trompé de dent. Alors il faut que j’y retourne pour que le dentiste puisse m’enlever la bonne dent. Là, dans ma chambre, je tape mon coussin en pensant que c’est le dentiste.

Louis