Journal d’un jeune en quarantaine

Jours 6 – 7

« Enfin le week-end! » tu te dis. Mais en fait quand tu dois rester à la maison, il n’ y a pas de différence. Juste que tu ne reçois pas de mails de tes profs. Normalement on est là :  « Oui on peut dormir jusqu’à tard ». Mais maintenant on s’en fout.

Et je comprends maintenant les personnes âgés qui ne savent pas quel jour on est.

Ce week-end je n’ai rien fait de spécial (comme d’habitude). J’ai fait du sport, mangé, dormi, rangé ma chambre et c’est à peu près tout ce que j’ai fait.

Marina

Journal d’un jeune en quarantaine

Jour 1

C’est le premier jour où on n’est pas à l’école à cause du coronavirus (= covid-19). Tout au début de cette pandémie, je ne pensais pas du tout que ça allait être aussi grave. On est le 16.03.20 quand j’écris ce texte. Toutes les écoles sont fermées. Pendant cette journée je suis allée courir avec une amie, c’était bien. Par contre, on a vu beaucoup de vieilles personnes marcher et plein de familles et on se disait que c’était bizarre de voir plein de vieilles personnes dehors alors que c’est ces personnes qui doivent faire le plus attention à cette maladie. Sinon, après on est rentré chacune chez soi. A part ça sinon ma journée n’était pas très incroyable.

Marina

1876

En 1876, à Houston, Texas.
Tard dans la nuit, quelqu’un marchait dans une petite ruelle mal fréquentée. La personne se dirigeait vers la maison des Cubish.
Le père Cubish était le shérif d’une sombre affaire. Cette famille était l’une des familles les plus riches du Texas. La femme du shérif était femme au foyer, elle s’occupait de ses deux enfants. Leur plus jeune enfant, une petite fille, avait cinq ans. Son frère quant à lui, était âgé de neuf ans. Les deux enfants adoraient jouer à cache-cache, ils se cachaient dans toute la maison matin, midi et soir.
Le vendredi 25 août vers 20h, l’assassin rentra dans la demeure. Il attrapa la femme Cubish par le cou et l’étrangla jusqu’à ce que son corps ne soit plus qu’un pantin inanimé. Il se dirigea vers le père et l’éventra d’un coup de poignard. Il vérifia toutes les pièces puis se dirigea vers l’étage.

– Cindy, cache-toi, j’ai entendu des bruits bizarres.
– D’accord, Tom.

L’assassin rentra dans la chambre des enfants, il vit le jeune garçon sur le point d’en sortir, s’approcha de lui et l’égorgea avec le même couteau qui avait servi à éventrer son père. Le sang de son frère gicla à travers la pièce et Cindy, cachée dans l’armoire entre-ouverte reçut le sang de son frère sur sa robe blanche. La tête de la petite fille tournait, tournait et soudain, elle s’évanouit.

Benoît Marina et Erjon

Dans la peau

Ce matin, je suis au marché en train de choisir mes légumes.

Bonjour!
Bonjour, dit le marchand.
J’aimerais des tomates, des carottes, une aubergine et du pain s’il vous plait.
Ça vous fera 16.20 frs.
Je vous donne ça tout de suite.

Je cherche dans mon sac à main en dentelle mais dans mon porte-monnaie il n’y a rien. Mon mari ne m’a pas donné d’argent pour les courses.

Excusez-moi mais je n’ai pas d’argent, je reviendrai plus tard.

Je décide donc de partir. J’en ai marre de ne pas être indépendante, toujours avoir mon mari sur le dos. Je sens une larme perler sur ma joue puis une autre et encore une autre. Il faut que tout ça change sinon je vais devenir folle.

Marina et Benoît

Happy death 3

Cette voix que je connaissais si bien était aussi celle qui avait tué mon grand-père. C’était mon petit copain… je ne voulais pas y croire. C’était inimaginable! Je me retournai pour voir mes parents mais ils n’étaient plus là.

Au moment où je voulus venger mon grand-père, une autre lame transperça le corps de mon petit ami. Et là, il s’effondra par terre. Je compris que le vrai meurtrier était celui qui avait poignardé mon grand-père et mon petit copain.

Donc je réalisai que mon amoureux n’avait rien fait. Je sentis toute la haine monter en moi. Je pris une hache dans le cabanon. L’homme avança vers moi un couteau à la main et moi avec ma hache…

Ardian,Edma et Marina

Happy death 2

Cela fait une semaine maintenant que je fais des cauchemars à cause de la pancarte. D’habitude, quand j’avais un problème, j’appelais mon grand-père. Je l’ai appelé mais il ne m’a pas répondu. J’ai trouvé ça bizarre parce que d’habitude il me répondait tout de suite.
Aujourd’hui, c’est mon anniversaire, mais personne ne me l’a souhaité. Même mes meilleures amies et mon petit copain ne m’ont pas souhaité joyeux anniversaire.
Puis, un jour, j’ai vu le même visage courir vers mon cabanon. Alors, j’ai tout de suite appelé mes parents et on est allés voir dans le cabanon. Et là, j’entends « Happy anniversaire ». J’ai compris que depuis tout ce temps c’était une farce… En fait, c’était mon grand-père qui courait vers le cabanon. J’ai couru dans ses bras. Et là, je vis un couteau transpercer mon grand-père et j’entendis une voix que je connaissais depuis très longtemps maintenant…

Marina, Edma et Ardian

Happy death

Depuis quelques jours, je reçois des lettres anonymes. Elles me font peur. Elles me disent des mots d’avertissement comme  « Ne sors pas de chez toi si tu tiens à ta famille » ou encore « Reste bien enfermée dans ta chambre.»

Et depuis quelques temps, mes parents ne sont plus là. La dernière fois que je les ai vus, ils parlaient dans le jardin avec un monsieur bizarre.

J’ai encore reçu une lettre qui disait: « Ne regarde plus par la fenêtre! » Je trouvais cela de plus en plus bizarre.

Cela faisait déjà trois jours que je ne pouvais plus sortir de ma chambre. Ce matin, en me réveillant, j’ai reçu une toute dernière lettre qui disait: « Sors vite de ta chambre et va voir dans la cabane du jardin si tes parents ne sont pas là-bas.»

Dès que je l’ai lue, j’ai couru dans le jardin. Quand je suis arrivée devant la cabane, tout était éteint. J’ai ouvert la porte, allumé la lumière et là… SURPRISE! Mes parents étaient là. Je me suis dit que c’était bizarre tout ça.

Alors je leur ai demandé: « à qui faites-vous cette surprise?»
Ils me répondirent: « à toi, bien sûr!»

– Mais c’est dans une semaine mon anniversaire! répondis-je. Et là, je vis un inconnu par la fenêtre du cabanon avec une pancarte à la main me souhaitant « HAPPY DEATH… »

Edma, Marina, Ardian

Le Chat

Quand on est un chat, on n’a pas le droit de manger comme tout le monde, on est obligé de manger des croquettes. Les croquettes c’est pas bon, ça a toujours le même goût salé.

Et Le Chat n’a pas souvent le droit de dormir avec les parents, alors qu’il adorerait aller dormir avec eux et prendre toute la place, mais il est obligé de dormir sur les canapés.

Ce matin, Le Chat s’est réveillé tôt, il s’est frotté contre tous les murs de la cuisine et a miaulé. Quand Marina est descendue ce matin-là, elle était très fatiguée. Le Chat a commencé à se frotter contre elle pour avoir du lait dans son bol parce qu’il n’en avait plus.

Quand Marina a ouvert le frigo pour prendre la brique de lait, Le Chat a sauté sur le plan de travail de la cuisine. Quelques minutes plus tard, Marina a mis le lait dans le bol et le lui a apporté. Il était content maintenant, il avait son lait et a reçu des caresses de Marina avant qu’elle ne remonte dans sa chambre.

Marina