Alzheimer

Ce nom ne signifiait rien pour moi avant que mon grand-père ne soit confronté à cette terrible maladie. Ça a commencé par de petits oublis sans grande importance. Toutes ces absences sont devenues de plus en plus inquiétantes. Et puis, quand il a commencé à essayer de téléphoner avec une calculatrice, à mettre un kilo de sel au frigo ou à oublier le nom de son amie, ça devenait de plus en plus grave. Lui ne se rend compte de rien, il a juste envie de rester tranquille chez lui et dans son jardin. Mais un jour, on va devoir le mettre dans un EMS et j’ai peur qu’il ne le supporte pas.

Avec mes parents on parle de ses oublis en rigolant (pour ne pas pleurer) mais moi je n’ose pas leur dire que cela m’inquiète.
Alors, j’ai écrit ce texte pour leur expliquer qu’à chaque fois que je vais le voir, j’ai peur qu’il oublie qui je suis et tout simplement, qu’un jour, il ne soit plus là.

Mathilde

Laïka

Laïka c’est mon chien, enfin c’était mon chien. Elle est morte il y a dix jours. Seulement dix jours, mais j’ai l’impression que ça fait dix ans. Elle me manque horriblement. C’était ma meilleure amie, ma confidente. On était toujours ensemble depuis treize ans. Maintenant qu’elle n’est plus là, il y a un grand vide dans ma vie.

Un soir, lorsque j’étais en train de lire dans mon lit, j’ai senti une présence et eu l’impression de voir Laïka. Mais il n y avait plus rien. J’avais dû rêver. La même chose s’est reproduit plusieurs fois. Par exemple je l’ai entendue aboyer ou encore sentie me lécher les doigts. Et c’est la que j’ai compris que Laïka ne m’abandonnerait jamais, qu’on resterait toujours ensemble quoi qu’il arrive.

Méline et Mathilde

Le Chat

J’ai toujours rêvé d’avoir un chat, un petit minou à caresser, une boule de poil ronronnante. Alors à Noël, quand j’ ai reçu une boite miaulante, gémissante et humide, j’étais au 7ème ciel.

Mais bien vite, j’ai été moins enthousiaste en ramassant ses besoins dans tout l’appartement, en lui donnant ses croquettes ou en apprenant à ce félin mal élevé à aller dormir dans son panier. Mais le plus ennuyeux était que, chaque nuit, il venait miauler devant ma porte m’obligeant à le chasser à coup d’oreiller.
Et puis un jour, il n’est plus venu chercher sa pitance, ni des caresses. Je me suis dit qu’il en avait assez de recevoir des coups de coussins. Par contre, il était toujours là à gémir devant ma porte close. Je sortais pour le chasser mais à chaque fois, il était parti avant que je ne puisse l’apercevoir. Pourtant, une fois, j’ai pu le voir et je me suis fait la réflexion que son ombre ne ressemblait pas à celle d’un chat …mais bon, j’avais dû rêver. Et les jours suivants, j’ai remarqué qu’il n’avait pas touché à sa gamelle. Cela devenait de plus en plus inquiétant. Un matin, après une nuit mouvementée (je n’avais pas eu le courage de courir après mon chaton), j’ai découvert mon chat, mort. Tout à coup, j’ai entendu un miaulement rauque, qui n’avait rien d’animal.

Mathilde