Troisième chance

Je t’avais donné une première chance, puis une deuxième et maintenant j’hésite à t’en donner une troisième.

On m’a dit une fois que quand on aime une personne, elle revient toujours.
Mais quand on aime une personne on ne la blesse pas.

Est-ce que tu reviendras?

Est-ce que tu m’aimes vraiment ou est-ce que j’étais juste un passe-temps?

Je suis peut-être un peu naïve, car oui, peut-être que je te donnerais cette troisième chance.
La mérites-tu?

Est-ce que tu en feras bon usage?

Peut-être n’es-tu qu’un beau parleur pour finir….

Si c’est le cas, je suis tombée dans ton piège, comme toutes les autres fois d’ailleurs.

Comme dit Marcel Proust: « Il est vraiment rare qu’on se quitte bien, car si on était bien, on se quitterait pas. »

Yoná

Rappelle-toi

Tu te rappelles? Quand je te disais que je t’aimais?
Bah c’était vrai, sans trop réfléchir, je t’ai dit ça.

Rappelle-toi aussi que je t’avais dit que t’étais mieux avant quand je te connaissais moins.
Je voulais pas te connaitre plus mais le destin en a décidé autrement.

Souviens-toi que ce monde serait moche sans toi.
Et je refuserais l’autre monde si tu n’y étais pas.

Tu te souviens de leurs sourires?
Quand tu tournais le dos, leurs sourires devenaient faux.

Je me rappelle, t’étais pas trop aimé.
Mais moi je t’aimais.

Souviens-toi que ces gens ne sont pas très fidèles.
C’est pour ça que tu dois pas leur faire confiance.

Je me souviens que rien n’a changé dans ta tête.
Tu n’as pas changé pour les autres.

Yoná

Adieu

Je ne sais pas comment je dois commencer cette lettre d’adieu. J’ai hésité pour écrire cette lettre mais… j’ai préféré l’écrire car je n’avais pas eu le courage de te le dire en face. T’es rentré dans ma vie comme si de rien n’était. J’ai aimé tes défauts comme tes qualités mais comme je l’ai dit toute histoire a une fin, la nôtre n’était pas comme dans les contes du type « Ils vécurent heureux pour toujours et eurent beaucoup d’enfants ». Non, pas du tout. C’était pas comme ça.
Au début de cette histoire j’ai eu peur, que tu me laisses pour quelqu’un de plus ordinaire que moi mais cela n’a pas été le cas, tu m’as cru quand personne ne me croyait, t’as été quelqu’un de extraordinaire pour moi. Je n’avais jamais rencontre une personne comme toi, tu me manques et j’aime pas ça et maintenant je n’ai pas eu le courage de te prendre dans mes bras une dernière fois et je n’ai pas eu le temps de te dire « Je t’aime » encore une toute petite dernière fois, si j’écris ça, même si tu ne vas jamais la lire, c’est juste pour que tu le saches encore une fois de plus, je t’aime et j’aurais du de le dire avant que tu partes et j’écris cette lettre pour me sentir bien même si je me sens aussi coupable. Mais bon, c’est la fin de notre histoire. Adieu.

 

Yoná

Cache cache

Je m’étais levée pour aller boire de l’eau, il était aux environs de trois heures et demie du matin.
Je descendais les marches des escaliers avec mon doudou à la main, j’étais arrivée dans la cuisine, j’ai pris mon tabouret et j’ai pris mon verre, j’ai pris l’eau du robinet et j’ai bu.
J’allais monter les marches quand j’ai entendu quelqu’un qui parlait dans le salon. Au début j’ai cru que c’était ma mère mais non c’était quelqu’un d’autre.
Qui êtes vous? dis-je
La personne ne m’avait pas répondu. Je me rapproche d’elle quand je l’ai vue, c’était un petit garçon. De mon âge, je pense.
– On va jouer à cache cache, dit-il
– Je ne peux pas, je dois aller au lit.
Ce n’était pas une question! Maintenant que tu m’as trouvé ça va être à mon tour de te trouver. Je compte jusqu’à 20 et si je te trouve…

Yona

Toi

Toi, t’es rentré dans mon monde au moment où je m’y attendais le moins. Au début je ne voulais pas de toi mais après chaque minute, chaque seconde, chaque heure, je voulais les passer à côté de toi. Je ne voulais pas que tu me connaisses réellement car j’avais peur, peur de te perdre, la peur de te voir dans les bras d’une autre mais pour moi, nous, notre histoire est passée si vite que je me suis pas rendue compte que le temps passait.

Au tout début je ne voulais pas m’engager à être avec toi, à commencé à t’aimer, ce sentiment que je n’avais jamais vraiment connu auparavant. J’avais peur, oui, la peur que tu me laisses, que je commence à t’aimer et que ça ne soit pas réciproque.

Chaque soir j’attendais tes appels, tes messages. C’est là que je me suis dit que je commençais à m’attacher à toi et que c’était une mauvaise idée car je savais que du jour au lendemain tu allais partir. Mais je voulais prendre le risque de m’attacher et de t’aimer même si je savais que tu allais partir.

Je savais que j’allais me blesser mais je voulais quand même essayer, car je voulais être avec toi, parce que j’aimais ta présence et j’aimais aussi tes moindres défauts.

Mais toute histoire a une fin et c’était la nôtre, rien ne dure si éternellement pourtant j’ai cru le contraire mais je suis tombée de mon nuage.

Yoná

Comparable

Dormir c’est similaire à rentrer dans un monde parallèle: c’est là où on fait des beaux rêves.
La vie c’est semblable à un cauchemar: c’est moche et ça fait souvent peur.
Les amis c’est comme une pomme: à chaque coup de dents il y en a un qui part.
Une passion c’est semblable à un travail: il faut travailler dur pour pouvoir réussir.
Les maths c’est pareil aux problèmes: il y en a toujours plus et ça ne finit jamais.
Le mauvais temps c’est comme une journée de pluie: la tempête finit par se calmer.
Le monde c’est comme pour tout, il a une fin: au final il va disparaître.
L’amour c’est pareil qu’un sentiment: ça rend heureux et triste à la fois.
L’amitié c’est comme une blessure: ça fait mal quand on y tient.

Yoná

Mon meilleur ami

J’ai un meilleur ami mais il est imaginaire, il apparaît souvent pendant la nuit mais ce soir c’est totalement différent. Je suis dehors avec lui, mes parents ne le savent pas, j’ai ma peluche dans une main et dans l’autre je tiens la main de mon meilleur ami.
– On va où? demandé-je.
Il me regarde et ne dit pas un mot, c’est bizarre… Peut-être qu’il m’emmène quelque part? Où on peut jouer? Je ne sais pas. Après quelques minutes on est dans une forêt.
– T’es sûr que c’est une bonne idée? dis-je, apeurée.
Il me regarde et ne dit pas un mot, il lâche ma main et rentre dans la forêt et moi je le suis.
– Eh! Attends-moi! crié-je.
Puis, d’un coup, je l’ai perdu de vue, je m’arrête de marcher et je regarde autour de moi en serrant fort ma peluche dans mes bras quand il apparaît. Il commence à marcher et je le suis…
On arrive vers une falaise tout en bas de laquelle il y a de l’eau. Je regarde la rivière et je me retourne vers lui.
– Pourquoi on est là?
Il ne me répond pas encore une fois, il me regarde juste.
« Pourquoi tu ne me réponds pas? »
Il me regarde et puis il me sourit et je lui souris en retour aussi.
– Tes parents doivent s’inquiéter maintenant, dit-il en souriant.
– Tu parles? Et puis, c’est vrai ils doivent s’inquiéter.
Il a une voix bizarre, le genre de voix qui donne des frissons dans le dos et il continue à me sourire. Il commence à me faire peur!
– Pourquoi as-tu peur?
– Je n’ai pas peur.
– Je le sens, ne t’inquiète pas, je ne vais pas te faire de mal, mais attention si tu recules trop tu risques de tomber.
Je regarde en arrière et je suis presque à deux doigts de tomber de la falaise.
– Je veux rentre chez moi.
– Mais on n’a pas commencé à jouer!
Je vois qu’il commence à s’énerver et je ne sais pas quoi faire!
– Bon… on peut jouer à cache cache?
– Bonne idée, je commence à compter
Il met la main sur ses yeux et commence. Je pars en courant dans la forêt pour pouvoir m’enfuir.
Je ne sais pas où, je suis perdue, comme au début. Je tourne en rond quand d’un coup il apparait devant moi.
« Trouvé! »
Et il affiche un grand sourire… misère comme dit ma mère.
– A toi, maintenant.
Je n’ai pas dit un mot qu’il a déjà disparu et ça me laisse encore une chance de m’enfuir.
Je re-tourne en rond encore et encore. Quand je vois de la lumière, je commence à m’approcher quand j’entends quelqu’un qui m’appelle.
« EMMA!! REVIENS!! ».
Je me retourne et je vois que c’est lui..

Yoná

Obligée de le voir

En ce moment précis je suis devant toi, en train de te regarder, assise sur ma chaise, en train de me demander comment je suis arrivée là, j’essaye de me dire que tu n’es pas devant moi, que tu es juste un fruit de mon imagination mais tu es bien réel.
Oh! Tu m’écoutes? Depuis toute à l’heure je te parle, dit-il »
Oui oui, je t’écoute., dis-je »
« Alors je disais qu’il faut que tu viennes plus souvent me voir… »
Quand il commence à parler je retourne dans mon monde, certes ça fait un bail que je ne l’ai pas vu mais son absence ne remplace pas toute la haine que j’ai en moi.
« Bon, ma fille sache que je t’aime de tout mon coeur, dit mon père »
« Oui oui moi aussi je t’aime papa. »
Et puis ma mère vient me chercher, je me lève et je dis au revoir à mon père et avec ma mère nous partons. Chaque fois c’est comme ça, je suis toujours obligée de venir passer des semaines chez lui, ces semaines me paraissent longues.
« Maman, je ne veux plus retourner chez papa. »
« Mais ma fille, tu es obligée de le voir, c’est ton père malgré tout. »
Obligée, obligée, obligée, je suis toujours obligée, je suis obligée de faire ci, de faire ça, obligée de voir quelqu’un qui n’était pas présent dans mon enfance.
Certes depuis petite, je voulais le voir mais maintenant je ne le veux plus, j’ai compris que ce n’était pas une bonne idée. Mais que voulez-vous? Je n’ai pas mon mot à dire, j’y vais juste pour faire plaisir à ma mère.
J’arrive chez moi, j’enlève mes habits et je mets mon pyjama, puis je vais dormir. Demain c’est un autre jour.

Yoná

Pourquoi les gens sont tristes?

C’est simple, tout le monde est convaincu que, dans cette vie il faut de suivre un plan. Personne ne se demande si ce plan est le sien ou s’il a été inventé par quelqu’un d’autre.
Tous accumulent des expériences, des souvenirs, des objets, des idées qui ne sont pas les leurs, et c’est plus qu’ils ne peuvent porter. Et c’est ainsi qu’ils oublient leurs rêves et se rappellent de leurs mauvais rêves.

Yona

L’hiver

Je suis à l’école en ce moment précis, assise sur ma chaise en train de travailler, plutôt bavarde avec ma voisine de table, je regarde par la fenêtre, je vois qu’il neige. Tout est blanc dehors. On dirait qu’il y a eu un tsunami de neige.

Je n’aime pas la neige, quand tu la touche elle devient de l’eau et après t’es tout mouillé et c’est froid. On tombe malade, on peut se casser un membre. Je déteste l’hiver! Vivement l’été!

Yona