Le changement

Un jour ordinaire, je me suis habillée, je suis allée à l’école et en rentant, je vois ma mère qui me regarde l’air triste et je vais vers elle. Je lui demande ce qu’il se passe et elle me dit: « J’ai une mauvaise nouvelle… ». Je lui ai demandé ce qu’il y avait et elle m’a répondu: « On va devoir déménager car ici c’est trop risqué de rester ». Je me suis effondrée.

Pendant un mois, je suis allée à l’école, j’ai profité de mes amies pour le temps qu’il me restait.

Un samedi, j’étais dehors avec une amie et ma mère m’a appelée et m’a dit: « Je viens d’aller visiter un appartement au Mont-sur-Lausanne et on déménage dans deux semaines ». Pour moi c’était la fin de ma vie, je ne voulais pas partir, je ne voulais pas perdre mes amies. je ne voulais pas changer d’école…

Deux semaines plus tard, on a déménagé et le lendemain je commençais l’école. J’étais stressée, je ne voulais pas y aller, mais j’étais obligée. Quand je suis arrivée, tout le monde me regardait. C’était très gênant et pendant deux mois, je n’aimais pas aller à l’école. Je voyais encore mes anciennes amies tout le temps, jusqu’au jour où il y a eu une embrouille avec les filles de Cugy. Là, je suis presque tombée en dépression; j’avais très peur. Mais après, je me suis rendu compte qu’en fait, changer d’école, rencontrer de nouvelles personnes… c’est pas si mal.

Maintenant, j’ai trois meilleures amies en or, je vois chaque jour des personnes bien et j’ai envie d’aller à l’école pour voir mes amies. Bref, tout ça pour dire que changer d’école c’est pas si mal.

Léane

L’avenir

Personne ne sait de quoi l’avenir est fait. Peut être qu’on ne sera plus obligés d’aller à l’école parce qu’on saura tout ou peut-être que des machines fabriqueront tout. Les scientifiques auront peut-être trouvé comment être immortel.
Mais peut-être que la terre ne sera plus habitable à cause de tout ce qu’on fait.
Mais le pire, c’est que les personnes que tu aimes le plus, partiront si elles ne voudront pas la vie immortelle et tu seras triste.

Zoé

Une carte du jeu Les Colons de Catane.

J’ai 10 ans, je suis avec ma famille dans une maison de vacances au Sud de la France et nous commençons à jouer aux Colons de Catane. Le jeu prend du temps à démarrer et chacun reçoit des cartes. Un par un, chaque membre de ma famille lance les deux dés. Après plusieurs tours, je commence a être proche de la victoire. Il me faut encore un tour pour gagner et c’est à ma soeur de lancer les dés, elle fait sept et elle a le droit de prendre une carte à une personne de son choix. Ma soeur veut, comme par hasard, me voler une carte. Elle est en train de tirer la carte qui me ferai gagner. Moi qui ne veux pas qu’elle me prenne cette carte, je m’enfuis en courant dans tout le jardin avec cette carte qui me fera gagner. Je cours et ma soeur me rattrape. Elle me griffe et me crie dessus. Elle arrive à me prendre la carte. Je reviens à table. S je n’ai pas gagné au jeu, j’ai gagné le fait d’être puni et de devoir faire la vaisselle tous les jours. Et maintenant, à chaque fois que je vois cette carte, je me souviens de cette histoire.

Pascal

L’employé

Tous les matins c’est la même chose
Un homme se réveille
Il se lève
Il s’habille
Il ouvre la fenêtre
Il fume une cigarette
Il mange des restes
Il se brosse les dents
Et finalement,
Il l’aperçoit.
Il aperçoit une personne d’une mine sombre
Il aperçoit une victime de la fatigue
Il aperçoit son reflet
Soudain, un poing se fracasse sur une surface,
un miroir se brise,
Et un homme part travailler
Tous les matins c’est la même chose.

Daniel

Le bracelet élastique

J’ai neuf ans, je suis en Chine, dans ma résidence. Ma meilleure amie, Amira, est à côté de moi, on rigole ensemble en allant avec sa mère à la supérette. On arrive dedans, et sa mère, Limi, nous fait signe de venir vers un coin du petit magasin.
— Come here !
(— Venez par ici ! )

Amira et moi y allons ensemble, et quand nous arrivons, Limi nous montre quelque chose en souriant :
— Look theses bracelets ! It’s so cute !
(— Regardez ces bracelets ! C’est trop chou !)

Limi nous montre des petits bracelets élastiques de différentes couleurs. J’ai tout de suite aimé ces espèces d’élastiques. Spécialement le jaune fluo.

— Do you want one ? demande la mère d’Amira.
(— Vous en voulez un ?)

— Yes, thank you very much ! m’exclamé-je.
(— Oui, merci beaucoup !)

Je suis ravie. Je prends le bracelet jaune tandis qu’Amira prend un de la même couleur mais plus transparent. Je souris. J’aime beaucoup Amira, je l’ai rencontrée ici, en Chine, on est voisines, et rien ne peut nous séparer. On rentre ensemble chez elle, avec nos nouveaux bracelets magnifiques. Pour moi, ce bracelet représente mes délires avec Amira, mes amies de l’école, ma maison ici, la Chine, quoi. J’adore ce bracelet, j’adore la Chine, j’y suis tellement heureuse.

Six mois plus tard
Je suis dans mon lit, je pleure. Je ne veux pas y aller, je ne veux pas, je ne veux pas ! Mes parents nous a annoncés, il y a deux semaines qu’on rentrait en Suisse. Quand on m’a dit ça, je me suis d’abord pétrifiée, puis j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Ma mère m’appelle en bas, elle me dit que le chauffeur nous attend. Non, je ne bougerai pas, pas question ! Ma mère monte les escaliers, marche dans le couloir, entre dans ma chambre et me dit qu’on doit se dépêcher. Je m’accroche à mon oreiller et regarde mon bras. Le bracelet y est toujours. Je pleure à nouveau. Ma mère me tire le bras et me fait lever de mon lit. Désespérée, je prie pour que quelqu’un fasse quelque chose. On s’apprête à m’arracher ma vie en Chine. Ce que j’ai de plus cher. Je ne veux pas y aller ! Je ne verrai plus jamais mes amies, ma maison, mon école, Amira. Ma mère me pousse gentiment et je descends les escaliers. Mes joues sont trempées. Je sors de la maison, pour la dernière fois, et regarde mon bracelet fétiche. Jamais je ne m’en séparerai.

Aude

Ce Matin

7 heures
J’ai mis
Ma veste
J’ai mis
Mon sac sur le dos
Et je suis partie
J’ai attendu au coin de la rue
Et elle est arrivé
On est parties
Sans se parler
Sans se regarder
La neige tombe
Les voitures passaient
Toujours pas un seul mot
Entre nous deux
Arrivées à l’école
Elle m’a dit « SALUT ».

Anna

La Dent

Je vais chez le dentiste la boule au ventre, je stresse car il va m’arracher une dent. J’arrive dans la salle d’attente, le dentiste dit mon nom et je vais m’assoir sur la chaise. Je le vois qui prépare ses instruments pour arracher ma dent. Il arrive avec une seringue, il me la plante une fois dans le palais et une fois dans la gencive, ça fait mal, j’ai les larmes au yeux puis je ne sens plus rien, alors le dentiste prend sa pince qui fait « klac klac » et me prend la dent en tirant tout doucement pour me la retirer, ça fait mal. Je sens le sang dans ma bouche, je mets ma langue dessus et puis j’entends le dentiste dire  « Et voila, c’est fait, un petit cadeau de la petite souris ». Je suis un peu rassuré, puis nous repartons avec mon père chez moi. Trois jours après, je vais chez l’orthodontiste et le médecin me dit que le dentiste s’est trompé de dent. Alors il faut que j’y retourne pour que le dentiste puisse m’enlever la bonne dent. Là, dans ma chambre, je tape mon coussin en pensant que c’est le dentiste.

Louis

Mon vélo sans pédales

Je n’ai pas encore quatre ans. Ce matin, comme il fait beau, je vais jouer dehors avec mon vélo sans pédales. J’ai un barbecue fixe en béton. J’aime bien aller vite, alors je pousse sur mes jambes pour prendre le plus de vitesse possible. Mais à un moment, je n’arrive plus à freiner. Je me rapproche de plus en plus du barbecue et à un moment… je termine dans le barbecue avec ma main droite. Le sang commence à couler, j’ai mal, je pleurs. Camille, qui est notre fille au pair, me prend et m’amène dans la salle de bain. Pendant qu’elle va chercher des bandages, sa mère reste avec moi. Ses parents sont venus lui rendre visite chez nous.
J’ai tellement mal que je commence à vomir. Camille revient et elle appelle mes parents. Elle est très paniquée car elle ne sait pas comment gérer cette situation. Camille et sa mère me mettent du désinfectent et elles me mettent un gros bandage autour de la main. J’ai une énorme plaie mais, petit à petit, de jour en jour, ça va mieux. Ça a pris environ un mois pour guérir. Mais maintenant ma main va très bien et je peux de nouveau écrire, heureusement car sinon je n’aurais pas pu vous raconter cette histoire aujourd’hui.

Alexandre

La faim

C’est l’histoire d’une petite fille qui avait peur du noir. Mais, un soir, la fillette a faim, très faim. Elle réfléchit pendant un petit moment pour savoir si elle osait aller à la cuisine. Mais finalement elle s’était dit que c’était trop dangereux, qu’elle risquait sa vie, qu’elle pouvait tomber dans les escaliers et que, en plus, il y avait son petit frère qui était juste à côté. Il dormait paisiblement.

Il était tellement chou, elle le regarda, se rapprocha et lui chuchota à l’oreille:« Tu es si délicieux à regarder. Est-ce que tu serais aussi délicieux si je te croquais? »

Et là, un cri retentit… du sang dégoulina sur le tapis, il ne restait que des os sur le lit…

Anastasia